Archives pour février 2007

“Éco” et “Design”, des thèmes à la mode…

Samedi, 17 février 2007

Ce jeudi 15 février, l’Institut de Développement de Produits (IDP) organisait un atelier sur l’innovation et sur le développement durable.

Cette rencontre visait la présentation de deux sujets relatifs au design industriel : La gestion de l’innovation animé par Frédéric Marier, directeur gestion de projets et ingénierie de produit, suivi du développement durable par Martin Chenette, coordonnateur du design. Les deux conférenciers sont responsables de ces dossiers chez Teknion Roy et Breton qui était l’hôte de cette activité.

Cette rencontre m’a appris essentiellement 3 choses :
1) Les acheteurs responsables peuvent provoquer des changements positifs au niveau environnemental.
2) Nous appliquons des notions d’éco-conception depuis longtemps en tant que designers industriels.
3) Le respect de l’environnement ne s’oppose pas nécessairement aux profits des entreprises.

Vu le temps disponible ce soir et la quantité de détails dont j’ai envie de traiter, je n’aborderai que le premier point aujourd’hui. Les autres suivront ultérieurement, après le « rush » de corrections que je traverse…

Des acheteurs responsables, ça existe?
(J’échange ici, volontairement, acheteurs pour consommateurs. Le premier exerce son choix dans le contexte de son emploi, le second pour lui et les siens, ce n’est parfois que l’échelle qui change.)

Laure Waridel dans son livre Acheter c’est voter affirme que les consommateurs (acheteurs) influencent positivement les décisions des entreprises. J’ai du mal à percevoir concrètement les effets positifs sur l’environnement. Je ne peux m’empêcher de penser à « La madame était contente » de Walmart qui cherche le prix le plus bas peu importe le reste… Est-ce possible que les acheteurs responsables soient assez nombreux pour faire la différence au niveau des pratiques environnementales des entreprises ?

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Pas toujours de concurrence chinoise…

Lundi, 5 février 2007

Dans l’industrie des plastiques, notamment en Amérique du nord, les magazines regorgent d’articles sur la concurrence chinoise. Dans le cadre d’une visite d’entreprises avec mes étudiants mercredi dernier (le 31 janvier), j’ai été témoin du contraire.

En effet, les deux entreprises visitées DX plastiques et Access demeurent “intouchables” face à la concurrence asiatique. C’est que les produits fabriqués par ces entreprises sont soit trop spécialisés, soit de trop grand volume. Dans le cas de DX, les pièces thermoformées sont fabriqués sur-mesure, sur des moules très peu coûteux, livrables dans les semaines qui suivent et surtout, modifiables en cours de production. Nous sommes loins des contraintes imposées par les entreprises asiatiques!

Dans le cas d’Access, les pièces sont très volumineuses, en fait, elles sont pleines d’air! Ces pièces de plastique destinées aux piscines sont de conception québécoise et s’adressent essentiellement à un marché Étasunien. Il y a aussi que les pièces rotomoulées (moulage par rotation) exigent peu de main d’oeuvre, cela contribue à la compétitivité des entreprises occidentales où le coût de la main d’oeuvre représente souvent l’élément clef de la rentabilité. La matière première étant à peu près au même prix partout sur la planète, il est ainsi possible de se battre sur les marchés internationaux, surtout quand le design du produit ajoute à la valeur. C’est malheureusement sur ce dernier point que certaines entreprises échouent dans leur désir de survivre à la concurrence étrangère. Si on se contente de fabriquer des paniers à linge, il est certain que les pays en émergence viendront nous les vendre moins chers. J’ai hâte de témoigner ici des efforts des entreprises québécoises pour innover et se démarquer de la concurrence.